Si une plainte de violence conjugale est portée contre vous, par le plaignant ou par une tierce partie, il est fréquent que les agents de la paix vous gardent détenu après votre arrestation, dans l'optique d'assurer la sécurité du plaignant. Vous comparaîtrez alors dans les 24 heures devant un juge. Il est important de faire affaire avec un avocat d'expérience qui saura argumenter en votre faveur afin que vous puissiez retrouver votre liberté durant l'ensemble du processus.
Lorsqu'une personne accusée est remise en liberté, des conditions lui sont imposées pour assurer la protection du plaignant. Leur application peut avoir d'importantes répercussions, notamment lorsque des enfants sont impliqués : il n'est pas rare qu'un accusé se voie limité dans la communication ou l'accès à ses enfants. Le rôle de votre avocat est entre autres de négocier ces conditions afin qu'elles restent raisonnables et limitées à ce qui est vraiment nécessaire.
La procédure en cas de violence conjugale est unique : le procureur doit toujours rencontrer d'emblée le plaignant pour s'enquérir de ses intentions. Même si celui-ci indique ne pas vouloir poursuivre sa plainte, c'est le procureur qui a la discrétion d'aller de l'avant. Comme des tiers — voisins, policiers — pourraient témoigner, le procureur pourrait donc décider d'aller de l'avant, et ce, malgré le désistement du plaignant. D'où l'importance d'un avocat de la défense qui saura négocier avec le procureur ou vous représenter adéquatement à procès.