Pour qu'un comportement soit considéré comme du harcèlement criminel, certains éléments doivent être réunis. D'abord, la personne doit adopter, envers le plaignant ou une de ses connaissances, l'un des comportements suivants : le suivre de façon répétée ; communiquer de façon répétée avec lui, même par l'entremise d'un tiers ; cerner ou surveiller sa maison, son lieu de travail ou tout endroit où il se trouve ; ou se comporter de façon menaçante à son égard ou envers un membre de sa famille. Pour ces deux derniers actes, selon la gravité, un seul geste peut suffire à entraîner une accusation.
Ensuite, le plaignant doit se sentir harcelé, l'acte doit le faire craindre pour sa sécurité ou celle d'une de ses connaissances, et cette crainte doit être raisonnable compte tenu des circonstances. Enfin, la personne qui harcèle doit savoir que le plaignant se sent harcelé, ou ne pas s'en soucier. Toute forme d'intimidation n'est donc pas un crime : un harcèlement psychologique ou sexuel commis au travail relève d'abord de la Loi sur les normes du travail, et non du droit criminel.
À l'ère des médias sociaux, les cas de harcèlement par messages textes ou réseaux sociaux sont de plus en plus fréquents ; lorsqu'une infraction est commise à l'aide d'un ordinateur, on parle de cybercriminalité, et le dépôt des historiques de conversations rend la preuve du comportement plus aisée. Une condamnation pour harcèlement criminel est passible d'une peine d'emprisonnement maximale de 10 ans.